Thèse réalisée sous la direction du professeur Séraphin Alava :

L’education positive peut elle contribuer efficacement à la prevention des extremismes et des radicalisations violentes ? Diagnostic socio-clinique intégratif des radicalisations violentes et corrélation de ressources scientifiquement validées en éducation positive pour y faire face.

Plan simplifié

Introduction : Implication du chercheur, problématisations et hypothèses de recherche.

I  Le corpus théorique de référence.

1 a La Psychologie humaniste et les besoins universels.

1 b La Psychologie positive.

1 c  L’Education positive.

2 a Un analyse macro et mezo des processus d’extrémisme et de radicalisation selon le modèle écologique de Bronfenbrenner [1].

2 b Des analyses socio-cliniques et des hypothèses anthropologiques.

2 c Un modèle intégratif d’explications des processus d’extrémisme et de radicalisation : le modèle 3N de Belanger and all[2].

3 Un modèle de réversibilité ?

3 a Une approche curative avec la  psychocriminologie.

3 b Une approche résiliente avec la Croissance Post traumatique.

3 c Une approche préventive :  avec le modèle biopsychosocioculturel du développement personnel et sociale de  Jean Guillot[3].

 

[1] Bronfenbrenner U., The ecology of human development, Harvard University Press, État-Unis, 1979.

[2] Kruglanski W.,  Bélanger J. : « The Three Pillars of Radicalization: Needs, Narratives, and Networks », Oxford University Press, Juin 2019.

[3] Guilhot J., Psychothérapie, sociothérapie et développement humain, L’Harmattan, Paris, 1996.

II Un terrain de recherche : la psychologie et l’éducation positive pour appuyer la réversibilité des processus de radicalisation.

III Apports spécifiques de l’éducation spirituelle.

La recherche ici présentée traite de l’éducation positive  comme possible voie pour prévenir plus efficacement les phénomènes d’ extrémismes et de radicalisations violentes qui ont impacté un nombre surprenant d’adolescents et de jeunes adultes depuis le début du XXIème siècle. Elle se compose de trois parties. L’introduction de la thèse situe le positionnement personnel du chercheur et les enjeux posés par le sujet de recherche. La première partie qualifiée de corpus théorique de référence parcourt les différents concepts théoriques issus de la psychologie humaniste et positive et de l’éducation  positive sur laquelle la thèse se base(I1). Elle présente également son négatif en quelque sorte : un modèle intégratif des processus d’extrémismes et de radicalisations qui repose sur une identité duale (passions duales[1] et motivations duales[2]) et une crise existentielle (I2). Nous partirons pour l’illustrer d’une méthode interdisciplinaire et systémique (passant du macro au micro) puis nous nous appuierons sur  l’analyse de plusieurs enquête psycho-sociale et cliniques dont une enquête complète avec une analyse quantitative et qualitative[3].  Les données nous amèneront ensuite à plusieurs hypothèses explicatives  qui convergeront vers un modèle intégratif : les 3N (Needs, Networks, Narratives). Enfin le croisement des deux théories intégratives – celle la psychologie et de l’éducation positive d’une part et celle des processus d’extrémismes et de radicalisations d’autre part, nous amènera à faire des propositions théoriques et méthodologiques au niveau du concept de réversibilité des constructions identitaires/engagements négatifs par des identités/engagements positifs (I3)

[1] Vallerand R. (2015) : « The Psychology of Passion: A Dualistic Model », Edition Oxford.

[2] Favre D. et C. (   ) : « un modèle complexe des motivations humaines : Application à

l’éclairage de la crise d’adolescence », Revue de Psychologie de la Motivation n°16, 27-42, 1993.

[3]Bouzar, D., (2018), Français radicalisés, l’enquête, Paris,Éditions de l’Atelier.

La deuxième partie recensera toutes les ressources éprouvées scientifiquement et disponibles à ce jour en psychologie et éducation positive pour nourrir les modèles de réversibilité proposé en fin de partie I. Et ce dans trois direction ou gradation : curatif, traitement résilient, préventif. Notons ici qu’une des limites de cette thèse réside dans sa force novatrice : elle ne permettra pas de tester directement les ressources de réversibilité sur un échantillon consacré et spécifiques  de jeunes radicalisés. Ceci pourra faire l’objet d’un travail postdoctoral et des projets sont déjà à l’étude en ce sens au sein d’un pays prêt à expérimenter ces ressources : le Maroc.  Enfin la partie III est à la fois plus spécifique et prospective car elle s’intéressera à la manière dont l’éducation peut satisfaire à certain besoins spécifiques identifiés dans les processus d’extrémismes et de radicalisations religieuses : le sens et la transcendance, le besoin de cultiver une intelligence et une dimension spirituelle dans son existence. Ceci nous conduira en conclusion de l’ensemble de la thèse à dresser des hypothèses sur ce que peut apporter une éducation à la sagesse et à la spiritualité face  aux enjeux existentiels et civilisationnels du XXIème siècle.